Le flow yoga : Comment connecter son corps à son esprit et lâcher prise

11/05/2020

Publié le 11 mai à 20h12


Bonjour à vous tous, j'espère que vous allez bien en ce lundi 11 mai, date de fin du confinement en France. Vendredi dernier, j'ai réalisé une expérience assez unique et il me tenait à coeur de la partager avec vous.


Les lives instagram du confinement
Au petit-déjeuner, au déjeuner, au dîner, en after et en before, nous avons mangé du live instagram pendant 55 jours. Autant vous dire que les recettes de banana bread, les cours de sport et les questions/réponses ont défilé dans nos fils d'actualités jusqu'à l'overdose. Trop d'informations tue l'information. Et bien souvent, il y a de la désinformation au sein de ces dites informations. Il faut donc savoir piocher celles qui font sens. Et pour cause, merci au live de Cyril Benzaquen  qui m'a indirectement amené à quelque chose de grand.


L'amour du corps 
Qui aime son corps ? Comment aimer son corps ? Pourquoi ne suis-je pas aussi fine que cette influenceuse ou cette mannequin ? Pourquoi ai-je de la cellulite ? Pourquoi l'image de mon corps m'est-elle insupportable ? Pourquoi je déteste mon corps en étant mince ? Comment faire pour vivre avec un corps que l'on déteste ? Je fais du sport mais rien ne change, quelle solution ?  

Toutes ces questions (dont la liste est non exhaustive) que l'on se pose sans arrêt et qui peuvent virer à l'obsession pour certains d'entre nous. 


Faire la paix avec son corps, le lâcher-prise 

Mon corps, je le déteste depuis l'enfance. Je n'ai jamais été aussi mince que mes amies même quand j'avais un poids normal et elles me le faisaient savoir. Les femmes entre elles c'est mesquin. À l'âge de 14 ans j'ai atteint 69 kilos (mon poids le plus élévé). Aujourd'hui, mon poids oscille entre 49 et 56 kilos. Actuellement, je pèse 53 kilos pour 1m63. J'ai donc une silhouette relativement normale. Mais le poids n'est jamais le véritable problème. Il est d'ailleurs contre-productif de faire une fixette sur ce nombre car il n'est en aucun cas représentatif. Je déteste mon corps aussi bien à 49 qu'à 56 kilos. Tout est dans la tête, le mental fait toute la différence. Si je peux me permettre un conseil, jetez votre balance vous vous sentirez beaucoup mieux. Nous avons tous un miroir à la maison et c'est lui seul qui nous montre qui nous sommes. Encore faut-il pouvoir le regarder et aimer ce qu'il reflète. Et ça, c'est un travail que nous devons faire personnellement car personne ne peut aimer quelqu'un qui ne s'aime pas.

Petite digression : prenons exemple sur la beauté du visage. Un homme peut vous trouver belle quand dix autres diront le contraire. 


La beauté, c'est relatif. 

Quand j'étais jeune, je me rappelle avoir lancé une théorie. Je disais à mes amies : "c'est simple, n'importe qui peut-être beau. Pour cela, un nombre relativement important de personnes doivent le lui dire". En somme, cette personne doit avoir un fan club.
N'attendez pas d'avoir 1000 fans qui vous diront que vous êtes belle. Mettez-vous chaque matin cinq minutes devant un miroir et répétez-vous cette seule phrase " je suis belle". Faites-le, parce que çela fonctionne. Si vous êtes intimement convaincue que vous l'êtes, les autres vous suivront dans cette idée.

Quant à la beauté du corps, j'ai, personnellement tout essayé. Je rêve de me faire une liposuccion afin de retirer les peaux mortes qui sont la résultante d'une mauvaise élasticité de la peau et des effets yoyo (mincir/grossir) surtout après un accouchement. Je me suis toujours demandé "pourquoi avoir un joli visage et pas un corps ? Pourquoi moi ? Pourquoi la nature n'a-t-elle pas été clémente ? "

Enfin, j'ai compris.

Mieux vaut tard que jamais. À l'aube de mes 31 ans, j'ai réalisé, pendant cette période de confinement qu'il y avait une étape essentielle à l'acceptation de son corps : le lâcher-prise.

Vendredi dernier, je me suis attardée sur le live de Cyril Benzaquen (5 fois Champion du monde de Kickboxing) qui découvrait le yoga avec Elsa Vasselin. 

Ci-dessous le lien de leurs deux profils à découvrir : 


Je regardais attentivement Elsa et je la trouvais très inspirante. Ironique, quand on sait que je n'ai jamais eu d'attrait pour le yoga. J'ai cliqué sur son profil et je suis tombée sur une vidéo, la vidéo, le déclic que j'attendais depuis longtemps. Postée le 1er mai sur son feed instagram, Elsa nous offre un flow, sa pratique personnelle du yoga. Dans cette vidéo, elle a choisit d'y associer une musique qui est, tout sauf anodine. Un titre qui force l'inspiration. Comme par magie, un vent vint souffler sur mon esprit et me chuchota de faire pareil.

J'ai ouvert l'application Musi (disponible gratuitement sur l'Apple store) et j'ai écouté " Pensée sur l'amour d'Adrian Ström" trois ou quatre fois d'affilé. J'étais déjà sur mon tapis de sport lorsque je suis tombée sur le live de Cyril et d'Elsa comme si j'étais déjà installée pour me laisser aller et c'est exactement ce que j'ai fait. À croire que rien n'arrive au hasard. Je fais partie de ceux qui le pensent.

J'ai ainsi réalisé un flow, seule dans ma chambre en connectant enfin mon corps à mon esprit. J'ai désiré très fort à ce moment là faire la paix et apprendre à aimer mon corps. Personne n'aimera un corps que vous ne parvenez pas à aimer vous-même. Si vous vous demandez comment lâcher prise je dois vous répondre qu'il n'y a pas de méthode. Cela doit venir de vous.

 "it comes from you" comme diraient les américains. 

Force est de constater qu'une phrase prononcée dans une autre langue peut avoir une autre résonance, n'est-ce pas ? Peut-être cet article vous inspirera-t-il et vous incitera à écouter puis ressentir la puissance de ce morceau. Peut-être pas. Mais sachez que lorsque cela vous arrivera, cela vous fera l'effet d'un orgasme. Pas sexuel. Corporel et qui vaut son pesant d'or. Je tenais à poser des mots avec vous sur cette expérience et j'espère qu'elle vous fera écho.

Enfin , je vous invite à vous souvenir des choses simples et primordiales. Voir, marcher, manger, avoir un toit relèvent du miracle. Tout le monde n'a pas cette chance.

Déborah Astoria