Paris dans le coma

02/12/2018

Paris, France 

Samedi 1 er décembre 2018,


Une triste façon de démarrer le plus beau mois de l'année. Du moins ce qu'il est censé être. Décembre ou la magie des lumières de fêtes d'années. Un mois annonciateur d'ondes positives, de cadeaux, de belles attentions, de déclarations d'amour et d'amitié, de résolutions, de moments en famille, de joie et de légèreté.

Mais aujourd'hui, nous parisiens, nous citoyens français avons vécu une journée noire. Mentalement et physiquement. L'utilisation de l'adjectif "parisien" est totalement volontaire car les Champs-Élysées et plus précisément la place de l'Étoile furent le théâtre de scènes de guerre de 8h45 à 22h45. Une colère légitime certes mais l'illustration d'une violence incompréhensible.

C'était l'acte 3 ou la troisième manifestation des Gilets jaunes.

Ne nous leurrons pas, cette journée est synonyme de rupture. Nous avons assisté à une véritable escalade de la violence en comparaison à la manifestation de samedi 24 novembre 2018 ( Acte 2) dernier mais plus encore, cette journée a dépassé l'entendement à tout point de vue.

Paris est à l'heure où j'écris ces lignes grièvement blessé. Les images relayées par les différentes chaînes de télévision et médias exposent des scènes de l'horreur.

"Appelons un chat un chat"

Il faut repenser les choses, il faut trouver de véritables solutions pour peut-être entrevoir un apaisement social. Le peuple français ne s'amuse pas dans la rue. Il est à bout. Il ne vit plus, il ne sort plus, il n'a plus d'envie, il n'a plus le luxe de rêver, d'avoir de l'ambition, de penser que sa situation se modifiera. Il souffre trop. Ces dernières années, il a accepté, enduré et la goutte d'eau qui a fait déborder le vase fut la taxe relative à la hausse du prix du carburant.

Qui parmi vous a déjà vu le film " Rencontre avec Joe Black " avec Brad Pitt et Antony Hopkins ? Ce film qui traite en grande partie de la mort m'aura appris une chose si vraie. Nous n'avons peur que de deux choses dans ce monde " la mort et les taxes".

Je réfute tout quiproquo. Comprenez-moi comme il se doit. Je n'ai la volonté ni d'affoler ni de minimiser cette journée. Je me veux simplement être réaliste.

J'ai vu en entendu beaucoup de personnes nier la situation. En effet, constater que l'on vit dans un pays en guerre est loin d'être glorieux. Néanmoins, force est de constater que " Douce France " s'est transformée en " Dure France ".

" La peur n'évite pas le danger "

Certains d'entre nous tentent de se voiler la face, si j'ose l'expression. Ils essayent de croquer la vie à pleines dents en sortant plus, en prenant des verres plus souvent, en partant en week-end. Je réitère, la peur n'évite pas le danger. Mieux vaut prévenir que guérir. Nous avons encore la chance d'être aujourd'hui dans un état de droit, un état où la puissance publique est soumise au droit. ET nous citoyens français, nous nous devons de respecter la loi au même titre que les hommes politiques. Sachez-le, un état de droit garanti l'égalité des sujets de droit. Ce qui signifie que nous sommes tous égaux devant la loi et qu'aucun privilège de juridiction n'est octroyé à une personne politique plus qu'à un citoyen lambda.

Respectons cet état de droit, cette chance de pouvoir s'exprimer librement, de pouvoir circuler librement. Respectons la loi et respectons la France. Agissons ensemble pour le bien du peuple français.

J'aime tellement la France, si vous saviez. Mon pays natal. Sans oublier ma ville de coeur, Paris.

Cette ville de lumière et de romantisme. Une des plus belle villes du monde pour beaucoup d'entre nous mais aussi pour un grand nombre de touristes. Ce pays qui me manque quand je n'y suis pas ne serait-ce que pour ses boulangeries. Qui peut dans le monde peut se vanter d'avoir du pain aussi délicieux que le pain français ? Et si il n'y avait que ça.

"Je suis Gilet Jaune"

Je suis Gilet Jaune. Je soutiens toutes ces personnes qui ne peuvent plus vivre dignement et qui le clament haut et fort.

Je peux mesurer avec exactitude leur colère car j'ai personnellement connu des mois que je ne souhaiterai à personne. J'ai connu l'angoisse, j'ai connu la peur de ne plus pouvoir manger. Je sais.

Je conçois totalement leur volonté de rester libres et apolitiques.

Mais nous avons besoin d'un représentant, d'une personne capable de porter la voix du peuple. Aussi, et à défaut d'être cette personne je vous invite à la réflexion, au débat pacifique quant aux solutions que nous pouvons tous trouver ensemble.

Merci d'avance à toute personne qui lira cette note de prendre la peine de partager ses idées et ses solutions afin de réfléchir à un changement immédiat.

L'argent appelle l'argent. L'arrogance appelle l'arrogance. Le manque de communication appelle le manque de communication. Et pour finir, la violence engendre la violence.

Nous avons tous (ou presque) des enfants autour de nous. Aujourd'hui, j'étais entourée d'enfants. Je peux vous garantir que je regardais des visages d'enfants apeurés. Apeurés par notre stress, les enfants ressentent tout.

Oui, la parole du peuple français doit avoir plus de place sur la scène politique où elle est actuellement totalement absente. Mais pour faire de la politique il faut se préserver de toute violence.

Gilet jaune, citoyen français ou qui que vous soyez, si vous avez des idées pacifiques à véhiculer j'aimerai les entendre. Avançons ensemble pour sauver la France. Sauvons Paris, sauvons la France.

Constituons nous comme L' Assemblée du peuple Français.

Paris, mon amour, ne meurs pas maintenant. Ne meurs jamais.

 

 #APF #assembleedupeuplefrançais