Le Pontet: Une mère handicapée  terrorisée et maltraitée par sa mère et son fils 

02/09/2020

Publié le 03.09.2020 à 02h25
Par Déborah Astoria 


N.B : Pour des raisons de sécurité, les noms ont été modifiés.


Un fait divers préoccupant car il se pourrait qu'il en cache d'autres. Et si cette prise de parole ouvrait le bal aux parents victimes de maltraitance ?


Ce que l'on sait

Hannah, une femme d'une quarantaine d'années vit avec sa mère et son fils Benjamin, âgé de 23 ans. Célibataire depuis peu, Benjamin vivait auparavant avec sa petite-amie dans leur appartement.

La famille réside à le pontet, une petite ville proche d'Avignon.

Hannah est sous la tutelle de sa mère qui l'héberge car elle est atteinte d'hydrocéphalie à pression normale, une anomalie qui l'empêche de marcher convenablement, de pratiquer de long trajets, de tenir en équilibre et qui peut provoquer des troubles cognitifs tels que des passages de démence.

Hannah vit au gré des humeurs de son fils, de sa mère et jusqu'à récemment des humeurs de la petite amie de Benjamin.

Benjamin menace sa mère de mort et l'a déjà violenté à plusieurs reprises en présence de témoins.

Il est dj et vit au rythme de la nuit. Il lui arrive d'être sous l'emprise de stupéfiants et d'alcool. Il est connu des services de police suite à une violente altercation avec son voisin.

Suite à l'épidémie de COVID19 et au confinement imposé par l'État français en mars dernier, la situation s'est empirée.

Benjamin ne pouvant plus se rendre en boîte de nuit, sa mère est devenu son souffre-douleur un peu plus qu'elle ne l'était déjà. Il va sans dire que c'est précisément en période de confinement que des violences existantes s'intensifient.

Quant à la mère d'Hannah,  elle volerait sa propre fille en ne lui rétrocédant pas la pension d'invalidité qu'elle perçoit pour elle.

De surcroît, lorsqu'elle se retrouve témoin des actes malveillants de son petit-fils à l'égard sa mère, elle prend de façon presque logique le parti de Benjamin réduisant sa fille au néant.

" Elle lui donne parfois 30 euros le week-end, parfois pas. La pension avoisine les 900 euros mensuels. Quand il m'arrive d'aller la chercher pour que l'on sorte, je suis contraint de payer la sortie et même, de lui donner de l'argent pour la semaine à venir".


Ces faits, c'est Éric qui nous les raconte. 

Éric est le petit-ami d'Hannah. Malgré un handicap moteur, il se préoccupe de la situation très inquiétante de sa compagne.

Hannah avait le numéro de téléphone d'un agent de police à qui elle avait tenté d'exposer sa situation mais la petite amie de Benjamin lui a piraté son téléphone. 


" Il attend que sa mère dorme et lui prend ce qu'il trouve dans son sac à main. Sa petite amie lui a volé un pull auquel elle tenait et l'aurait revendu"


Onze ans de souffrances, de rabaissements, d'insultes, d'humiliations, de violences physiques sur une personne déjà affaiblie par sa maladie.

Éric s'est interposé de nombreuses fois face à Benjamin mais il n'est pas toujours présent ce qui le rend anxieux pour sa compagne.


" J'ai un handicap depuis la naissance. Ma main droite a quatre doigts. Je fais de mon mieux pour lui venir en aide. Elle ne peut compter que sur moi. Je suis malade et plus jeune qu'elle mais je n'ai pas d'autre solution.


Nous avons tenté de joindre par téléphone Hannah sans succès. Selon les dires d'Éric, elle ne peut pas parler lorsqu'elle se trouve dans l'appartement. Elle vit sous l'emprise et la terreur de sa famille.


Si ces lignes vont ont fait écho, si vous avez été témoin d'une scène similaire ou si vous aussi vous êtes victime de maltraitance de la part de vos enfants, de vos parents ou d'un autre membre de votre famille et/ou entourage, vous pouvez envoyer un courriel à l'adresse suivante : thedailykissnews@gmail.com


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